
J’me rappelle pas trop ce qu’on a pu m’enseigner dans la vie. C’est vrai : tout ce qui date avant les « Simpsons », je l’ai oublié. Directement dans le broyeur de ma mémoire. C’est comme si j’étais né lors du premier épisode des « Simpsons » et que chaque nouvelle saison correspondait à une nouvelle année de ma vie.
Y a des trucs qui me hanteront à vie. J’me souviens du carré de sable en maternel ; d’une grosse rouquine en première année qui me voulait et qui me répugnait – et m’effrayait, je dois l’avouer – ; d’avoir dit à ma mère que mon père avait recommencé à fumer et que mon paternel m’en veuille pendant des semaines ; d’avoir embrasser avec la langue à dix ans une fille qui en avait six – j’me trouve encore dégueulasse – ; d’avoir eu la diarrhée dans mon pantalon au sommet du mont Orford et d’avoir fait passer la mauvaise odeur sur un plus rejet que moi et d’avoir fait l’amour la première de ma vie devant le film « Vampires vous avez dit vampires »… pas durant tout le film, disons plus le moment où Charlie entre dans sa voiture, la démarre… et c’est tout.
J’me rappelle plus du tout qui m’a enseigné la politesse. Mes parents? Mes professeurs? Le gros lard qui me bottait l’arrière-train au primaire? Fort possible. Même si l’origine de son obsession m’échappe, y a pas une journée qui passe sans que j’y pense. Bon sang. Malgré ma misanthropie grandissante, je fais toujours tout ce qui a en mon pouvoir pour être un gentil garçon poli et tout. Je dis sans faute « à tes souhaits » à une personne qui éternue ; je suis courtois en voiture ; je n’oublie jamais de mettre mon clignotant ; je tiens la porte aux gens – plus aux femmes ayant une grosse poitrine pour être honnête – et je dis même « merci » aux policiers lorsque je reçois une contravention. Le tout, avec un sourire qui n’est pas même pas sarcastique.
Mais pour une raison qui échappe à mon minuscule et peu développé cerveau, les gens mettent leur politesse dans un placard cadenassé lorsqu’ils tombent sur moi. C’est peut-être ma coupe de cheveux qui fait en sorte que je semble avoir joué dans « The 70s show » ou le fait qu’il arrive à ma voix d’encore muer. Je sais pas. Mais je blague pas quand j’affirme ceci : lorsque j’éternue et qu’une personne ne me dit pas « à tes souhaits », un rage de guérilla se prend de moi et j’éprouve une envie hitlérienne de la frapper. Souhaite-moi quelque chose, merde! N’importe quoi de bien, ça va me faire hyper plaisir. Quand je laisse passer une autre voiture devant moi et que le gros con à la Civic qui jette sa cigarette à la rue – qui les ramasse en passant? – se donne même pas la peine de me faire un signe de main, l’envie de m’acheter un Hummer et de l’écraser se prend de moi.
L’autre jour, j’en ai eu juste assez. Je t’emmerde, politesse. Je t’emmerde, clignotant au volant. Je t’emmerde, porte tenue et je t’emmerde, éternuement. Je peux vous avouer une chose? Ma révolte contre la politesse a même pas durée une fichue heure. Je suis incapable de me la jouer bête et glacial. Est-ce un signe de faiblesse? Je l’ai longtemps cru. Mais ma stupidité légendaire et moi avons réalisé une chose : être rude et impoli avec les gens ne démontrent pas une force de caractère. Cela fait juste prouver que tu es une merde, que tu es incapable de prendre sur toi et que tu mérites de te faire traiter comme une merde chimique. J’ai souvent traité des gens comme de la merde. Mais je tente de me sentir mieux en me disant que je les envoyer chier poliment…
Y a des trucs qui me hanteront à vie. J’me souviens du carré de sable en maternel ; d’une grosse rouquine en première année qui me voulait et qui me répugnait – et m’effrayait, je dois l’avouer – ; d’avoir dit à ma mère que mon père avait recommencé à fumer et que mon paternel m’en veuille pendant des semaines ; d’avoir embrasser avec la langue à dix ans une fille qui en avait six – j’me trouve encore dégueulasse – ; d’avoir eu la diarrhée dans mon pantalon au sommet du mont Orford et d’avoir fait passer la mauvaise odeur sur un plus rejet que moi et d’avoir fait l’amour la première de ma vie devant le film « Vampires vous avez dit vampires »… pas durant tout le film, disons plus le moment où Charlie entre dans sa voiture, la démarre… et c’est tout.
J’me rappelle plus du tout qui m’a enseigné la politesse. Mes parents? Mes professeurs? Le gros lard qui me bottait l’arrière-train au primaire? Fort possible. Même si l’origine de son obsession m’échappe, y a pas une journée qui passe sans que j’y pense. Bon sang. Malgré ma misanthropie grandissante, je fais toujours tout ce qui a en mon pouvoir pour être un gentil garçon poli et tout. Je dis sans faute « à tes souhaits » à une personne qui éternue ; je suis courtois en voiture ; je n’oublie jamais de mettre mon clignotant ; je tiens la porte aux gens – plus aux femmes ayant une grosse poitrine pour être honnête – et je dis même « merci » aux policiers lorsque je reçois une contravention. Le tout, avec un sourire qui n’est pas même pas sarcastique.
Mais pour une raison qui échappe à mon minuscule et peu développé cerveau, les gens mettent leur politesse dans un placard cadenassé lorsqu’ils tombent sur moi. C’est peut-être ma coupe de cheveux qui fait en sorte que je semble avoir joué dans « The 70s show » ou le fait qu’il arrive à ma voix d’encore muer. Je sais pas. Mais je blague pas quand j’affirme ceci : lorsque j’éternue et qu’une personne ne me dit pas « à tes souhaits », un rage de guérilla se prend de moi et j’éprouve une envie hitlérienne de la frapper. Souhaite-moi quelque chose, merde! N’importe quoi de bien, ça va me faire hyper plaisir. Quand je laisse passer une autre voiture devant moi et que le gros con à la Civic qui jette sa cigarette à la rue – qui les ramasse en passant? – se donne même pas la peine de me faire un signe de main, l’envie de m’acheter un Hummer et de l’écraser se prend de moi.
L’autre jour, j’en ai eu juste assez. Je t’emmerde, politesse. Je t’emmerde, clignotant au volant. Je t’emmerde, porte tenue et je t’emmerde, éternuement. Je peux vous avouer une chose? Ma révolte contre la politesse a même pas durée une fichue heure. Je suis incapable de me la jouer bête et glacial. Est-ce un signe de faiblesse? Je l’ai longtemps cru. Mais ma stupidité légendaire et moi avons réalisé une chose : être rude et impoli avec les gens ne démontrent pas une force de caractère. Cela fait juste prouver que tu es une merde, que tu es incapable de prendre sur toi et que tu mérites de te faire traiter comme une merde chimique. J’ai souvent traité des gens comme de la merde. Mais je tente de me sentir mieux en me disant que je les envoyer chier poliment…

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire