
J’ai vingt-sept et pour être un tantinet honnête, je suis plutôt rejet. J’aime pas trop sortir de chez moi et je crois que j’aime pas les gens. Empêche que ça titille ma fibre d’excitation l’idée de me faire de nouveaux copains. Vous savez, des petits timbrés nonchalants dans mon genre qui détestent tout et qui se montrent sarcastiques devant un coucher de soleil. Un grassouillet roux ou – dans mes fantasmes ultimes – un nain qui riraient de mes plus mauvaises blagues et des mes théories d’arriéré modèle – comme celle dans laquelle j’affirme que les dauphins de parc aquatique possèdent une chance énorme de se trimballer un travail contrairement à leurs concitoyens chômeurs et libres –. Encore mieux : un type qui porte des chemises carrotés comme moi et qui semble constamment chasser les orignaux. Un type en qui j'aurais confiance, à qui je pourrais confier que j'ai déjà eu la diarrhée au sommet de mont Orford quand j'avais douze ans.
Pour tout dire, je suis un mauvais ami. On peut même affirmer pas trop fort que j’me veux exécrable dans le domaine de l’amitié. J’exige beaucoup en donnant peu. Il faut m’appeler souvent mais pas trop ; me faire des surprises de temps en temps mais respecter mon intimité ; s’informer à savoir comment vont mes filles ; rire de mes blagues de façon si sincère que j’me prends réellement pour un type amusant ; jamais oublier mon anniversaire et me complimenter quand je suis déprimé.
Et moi dans l’équation? Je veux dire, qu’est-ce que je fais quand on répond à ma liste d’exigences? Rien. Absolument rien. Je réponds au téléphone que lorsque j’en ai envie – merci Allah pour l’afficheur – ; j’annule les sorties à la dernière seconde ; j’oublies les fêtes et occasions spéciales ; je fige quand on me confie un secret mais j’accepte de ne le dire à personne ; je le dis aussitôt à ma conjointe ; je donne des coups de poings sur l’épaule lorsque je devrais flatter dans le dos et lorsqu’on cesse de parler de moi, je fais semblant d’écouter tout en pensant à des filles nues qui ont une envie folle de découvrir le mini truc qui se cache sous mes boxers.
Certains ont encore envie d’être amis avec moi?
Pour tout dire, je suis un mauvais ami. On peut même affirmer pas trop fort que j’me veux exécrable dans le domaine de l’amitié. J’exige beaucoup en donnant peu. Il faut m’appeler souvent mais pas trop ; me faire des surprises de temps en temps mais respecter mon intimité ; s’informer à savoir comment vont mes filles ; rire de mes blagues de façon si sincère que j’me prends réellement pour un type amusant ; jamais oublier mon anniversaire et me complimenter quand je suis déprimé.
Et moi dans l’équation? Je veux dire, qu’est-ce que je fais quand on répond à ma liste d’exigences? Rien. Absolument rien. Je réponds au téléphone que lorsque j’en ai envie – merci Allah pour l’afficheur – ; j’annule les sorties à la dernière seconde ; j’oublies les fêtes et occasions spéciales ; je fige quand on me confie un secret mais j’accepte de ne le dire à personne ; je le dis aussitôt à ma conjointe ; je donne des coups de poings sur l’épaule lorsque je devrais flatter dans le dos et lorsqu’on cesse de parler de moi, je fais semblant d’écouter tout en pensant à des filles nues qui ont une envie folle de découvrir le mini truc qui se cache sous mes boxers.
Certains ont encore envie d’être amis avec moi?

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