lundi 4 janvier 2010

Prendre la schtroumpfette en levrette

Quand on est plutôt jeune, on se dit des choses qui nous échappent qu’on va finir par les comprendre avec le temps. Rien presse. Qu’est-ce que j’en avais à foutre à seize ans du travail, des relations avec les femmes et de l’argent? J’étais obsédé par la musique et les films. Tout ce qui m’intéressait, c’était les chef-d’œuvres que des génies avaient pondus bien avant que je vienne au monde. Des Stooges à Citizen Kane, de Hank Williams à Taxi Driver… c’était ça mes préoccupations. J’allais avoir le reste de ma vie pour saisir les interrogations de la vie adulte avec tout ce qui a autours.

Bon sang. J’ai toujours été con à un point inimaginable.

Si Doc Brown se pointait chez moi avec sa Doloreane volante munie de son convecteur temporel qui permet de voyager dans le temps et qu’il me demandait où je veux aller, je ferais un tour dans le passé et j’irais à la rencontre de la version maigre et boutonneuse de mon moi-même de seize ans.

- Alors c’est à ça que je vais ressembler quand je vais avoir presque trente ans?
- Ouais. C’est décevant, hein?
- Qu’est-ce que je peux faire pour pas te ressembler?
- Bouffe moins. Arrête de vouloir ressembler à Neil Young ou Kurt Cobain. Juge pas les autres par les disques qu’ils écoutent et les films qu’ils aiment. Dis-toi que tout le monde travaille et qui a pas de sous métier. Sois zen. Accepte le fait que tu seras jamais Orson Wells ou Tarantino. Pense à tes actions et au fait que t’es plus blessant que tu le penses. Comprend les femmes.
- Comprendre les femmes?
- Ouais.
- On fait comment?
- C’est simple. On… euh, je sais pas. On est pas trop des personnes brillantes toi et moi.

Tu parles que je suis pas celui qui aurait inventé la roue même si on m’avait fourni le plan, les matériaux et les outils. Je suis tellement con que je pourrais croire celui qui me dirait que le but premier d’une érection est de pouvoir pisser par-dessus un mur. Je suis du genre à gober qu’une lotion solaire guérit le cancer de la peau et que toutes les fichues stripteaseuses de la planète se trimballent un doctorat en médecine. Je peux vivre avec le fait que je boxe pas dans la catégorie d’Einstein ou d’Edison. Mais être illettré par rapport aux bons dieux de bonnes femmes est un truc qui assassine mais quelques parcelles de joie.

Les filles m’obsèdent depuis que j’ai treize ans. Les filles me rendent malheureux depuis que j’ai treize ans. Je crois que ma vie aurait été plus évidente si j’étais gai. Je comprends les hommes et j’apprécie leur présence. Le hic, c’est que je les trouve repoussants. Emmenez moi la plus grosse conne de la planète mais si elle est belle, je vais vouloir l’épouser et partager avec elle un compte bancaire conjoint. Mais ça durera pas et les mêmes conneries vont recommencer comme une spirale dont on peut pas s’échapper.

Je suis sortis avec pas mal de filles différentes et au bout d’une longue et pénible réflexion, j’en suis venu à un constat : la femme de mes rêves est la schtroumpfette. C’est si simple que je m’en veux de pas l’avoir compris plus tôt. La petite dame a pas de vagin. Alors? Pas de risque de MTS et pas de semaine par mois où je voudrais la tuer. Bon, ça sera pas trop évident de faire l’amour mais je pourrais lui apprendre un mot que le grand Schtroumf lui a sans doute caché : fellation.

Ensuite, la blondinette vit dans un village où elle est la seule femme. C’est sûr qu’elle est habituée aux blagues scatologiques, à regarder le sport à la télé et à se faire dire par tous les autres Schtroumfs qu’ils pensent à elle lorsqu’ils se masturbent. Sauf le Schtroumf coquet, bien entendu. Y a aussi une autre chose qui m’a toujours allumé chez elle : le fait qu’elle soit diabolique à la base. Gargamel l’a créée dans le but de trouver le village des Schtroumfs et de tenir la caméra lorsqu’il s’envoie en l’air avec Azrael. Elle est devenue gentille grâce au contact et à l’amour des Schtroumfs; mais je reste persuadé qu’elle a encore en elle ce petit côté secrétaire à lunettes qui aime bien connaître ses partenaires de boulot dans la salle à café après les heures de fermeture.

Ouais. C’est presque à trente ans que je réalise enfin que la seule femme dans l’univers qui pourrait me rendre entièrement heureux est une petite créature bleue de quelques centimètres. J’me demande si elle est sur Réseau contact…

lundi 9 novembre 2009

L’amour des clichés


Écrire un scénario est un art. Des types comme Charlie Kaufman, Jim Uhls, les frères Coen, John Hodge, Tarantino, Nicholas Pileggi, William Monahan, Bob Gale, Judd Apatow et Harold Ramis ont pondu des trucs fantastiques. Pas à chaque fois ; mais lorsqu’ils visent juste, c’est pas à peu près. Côté dialogue, j’ai parfois envie d’assassiner des gars comme Trey Parker, Edgar Wright, Kevin Smith, Larry David, Mitchell Hurwitz, Gregory Thomas Garcia et John Swartzwelder tellement que leur sens de la répartie me refile des complexes.

Un film bien écrit est une merveille. Point à la ligne. On regarde souvent la télé et le cinéma de haut, mais quand c’est fait avec brio, ça n’a rien à envier aux autres arts. Prenez des scénarios comme « Citizen Kane », « Rear Window » ou « Casablanca » : ça fait plus de 60 ans qu’ils sont analysés et étudiés. Ils doivent être bons, non? Mais comme c’est le cas pour pratiquement tout, pour un truc fantastique, on retrouve en général un océan de merdes…

Une tonne de gens scénarisent par formule, en respectant les points pivots à la ligne et la structure des actes. C’est peut-être rassurant pour un producteur qui recherche le profit au dépend de la qualité ou pour une fraction du public qui ne veut pas être trop bousculé ; mais ça fait des films qui, personnellement, me donnent plus du tout envie de voir des films.

Comme je perds constamment mon temps et que l’expression « journée occupée » sonne comme de l’arabe à mes oreilles sales, j’me suis creusé mon minuscule cerveau à la recherche des pires clichés au cinéma. J’en ai répertorié quelques uns qui me sont particulièrement détestables…

Un personnage qui se réveille en sursaut et en sueurs après un rêve. Ça vous arrive souvent vous?

Le meilleur ami dévoué qui n’a pas de vie propre. Le personnage principal peut l’appeler quand il veut, lui confier ses problèmes… y a pas de problème! Ils ne font que parler de ce qui arrive au personnage principal.

La scène musicale intense dans laquelle le personnage principal prend conscience d’une chose importante avec des flash-backs.

Le mauvais copain détestable d’une fille pour qu’on comprenne qu’elle devrait sortir avec le gentil gars du film. Si elle était aussi cool et intelligente qu’on nous la présente, elle sortirait pas avec un trou-de-cul du genre, non?

Les films d’horreur pour ados. La liste pourrait être interminable. Le sexe est égal à la mort ; le tueur marche mais réussit toujours à rejoindre la victime qui coure ; le chat caché dans un garde-robe qui fait faire un saut ; le gros sans-dessein qui ne pense qu’au sexe, etc.

Les putains de scènes d’aéroport à la fin du film. Aaahhhhhgggggrrrrr!

Quand deux personnes s’engueulent et l’une sort de la pièce, l’autre dit toujours « Attends! » mais ne bouge pas. Merde, c’est quoi? Une bombe est installée dans son cul et va exploser s’il sort de la pièce?

Ouvrir la télé et tomber tout de suite sur une nouvelle importante. Ils connaissent pas ça, eux, cette charmante invention nommé « les pauses publicitaires »?

Les méchants trop méchants. Ils n’ont aucune humanité et ne veulent que détruire le monde ou empêcher le quart arrière de l’équipe de football de sortir avec la fille moche aux grosses lunettes noires. C’est pas le film « She’s all that » ça?

S’opposer dans un mariage et faire changer la mariée d’idée. Quelqu’un a déjà vu ça en vrai?

Les amis qui tentent de convaincre leur copain de ne pas se marier. Pourquoi? Il va perdre sa liberté. Le type habite déjà avec sa blonde alors so what? Le fait de se marier changera rien. J’en suis la preuve vivante…

Les bals de finissants qui sont toujours spectaculaires. J’me rappelle de mon bal. J’ai été saoul, j’ai été malade, j’ai bu de nouveau et j’ai revomis. Classe, non? Quelqu’un veut en faire d’un film?

Les gais. Ils sont toujours stéréotypés, extravertis et obsédés sexuels. Dans les films, lorsque deux gais sont dans une même pièce, ils tombent automatiquement en amour. Quelle connerie! On les présente toujours comme des « fofolles »!

D’autres idées?

Pop, filles, etc.

Cette semaine, alors que j’me tapais une sieste d’après-midi, un coup de fil m’a appris que j’allais obtenir du financement pour un deuxième long-métrage. Roulement de tambours, sortez les trompettes. Deux en quelques mois ; en terme de joueur de baseball, ça ferait une moyenne au bâton pas si mal. Si seulement ça pouvait payer les factures qui s’accumulent et faire en sorte que mes parents cessent de dire aux voisins qu’ils n’ont pas fils…

Qu’est-ce que j’ai pu bien faire pour célébrer la bonne nouvelle? Comment petit Steve b et le cul gigantesque qu’il se trimballe fait étalage de sa joie? Se saoule t-il? Pas d’argent. Appelle t-il des copains? Pas de copains. Se commande t-il de la bouffe? Il essaie de maigrir. A t-il du sexe? Encore une fois, pas d’argent. Écoute t-il de la musique et se tape t-il un film qu’il a déjà vu au moins 937 fois? Bravo! Vous méritez une laveuse sécheuse de l’année!

Je suis obsédé par la musique depuis que j’ai 11 ans. Je pense sans arrêt aux groupes que j’aime et à tous ceux que je déteste. J’me rappelle d’avoir volé la cassette « Fear of the Dark » d’Iron Maiden dans un… Woolco. Et ouais : l’ancêtre préhistorique de ce sympathique Wallmart. Malgré le fait que j’avais 13 ans, le suicide de Kurt Cobain m’a troublé pendant des semaines… ça et le fait que toutes les bons dieux de filles de ma classe décidaient de se faire pousser des seins. Ado, mon corps complexé sans poils n’a porté que des t-shirts de Megadeth, Pearl Jam, R.E.M, les Stooges, Beck, les Pixies et des Sex Pistols. Comme un véritable arriéré social, j’ai toujours considéré Bob Dylan, Leonard Cohen, Neil Young, Lou Reed et Elliott Smith comme des copains. J’ai bossé des années comme disquaire et j’ai tellement acheté de disques grâce à mon rabais d’employé qu’au bout du compte, je crois avoir gagné un total de 7 dollars. Salon remplie de cds? Ouep. Possibilité de sortir dans un bar et payer des verres à une jolie dame pour altérer sa vision? Nope.

Et les films eux… bon sang que j’ai perdu une partie de ma vie à regarder sur un écran la vie des autres. Vous savez quoi? J’ai zéro regret là-dessus. Ça valait fichtrement la peine. Des chefs-d’oeuvre comme « Trainspotting », « The Shining », « Goodfellas » et « Fight Club » ont changé ma façon de voir les choses. Quelles choses? Honnêtement, je sais pas trop. Je trouvais que ça sonnait bien. Pendant que les enfants de mon âge jouaient dehors et développaient ce petit truc que les scientifiques ont nommé « la vie sociale », moi je m’émerveillais devant « Evil Dead », « Back to the Future », « Fright Night » et « Pump up the Volume ». Y a des gens qui escaladent des montagnes et qui parcourent la planète comme des globe-trotters ; puis y a ceux comme moi qui regardent des gens escalader des montagnes et parcourir la planète comme des globe-trotters. Je suis un observateur qui se mouille jamais à l’action. C’est un rôle de froussard qui convient parfaitement au trouillard que je suis.

Les disques, les films et les filles se sont avérés mes obsessions. Tous mes souvenirs sont accompagnés de références cinématographiques et d’une bande sonore. J’aime croire que c’est peut-être un juste retour de l’ascenseur que je sois devenu scénariste et que j’écrive sur ces trucs. Y a quelque chose de poétique là-dedans, non?

Malheureusement, la réalité est que je suis un geek qui a placé ses priorités aux mauvais endroits ; une personne qui a peu de talents dans n’importe quel domaine, qui déteste les Trekkies et qui s’entête à rester le petit gars fasciné par Bill Murray et « Ghostbusters »…

vendredi 30 octobre 2009

Sur une échelle de nullité

Je suis pas trop génial quand vient le temps d’être émotif. N’importe qui me connaissant ou ayant perdu trois minutes de sa vie sur le site peut le confirmer. Je suis parfois aussi profond et spirituel qu’un bol de jello. Je suis aussi tendre et attentionné qu’un examen gynécologique. Je suis une terrible épaule sur laquelle pleurer et j’ai toujours cet petit air idiot sur le visage qui fait dire aux gens « Non mais est-ce qu’il se fout de ma gueule? ». Je sais pas comment réconforter mon prochain et dire à une personne que je l’aime me paraît aussi évident que de faire un marathon à poil au Pôle Nord.

Au fond au de mon fond, je suis pas réellement une méchant type; mais mon mauvais karma me rattrape et je sais plus où me cacher pour lui échapper. Est-ce que je suis un conjoint idéal? Quelle blague! Je suis la paresse incarnée et la nonchalance à l’état pur. Vous savez, je suis le genre « Hey! J’ai une copine. Maintenant, je peux devenir gros, cesser de lui démontrer de l’intérêt et comme on a eu des bébés, elle aura pas le choix d’endurer mes conneries pour les 127 années à venir ».

Je crois que les gars sont prédisposés par la nature à être des cons. On pourrait nous pendre un truc au bout du nez et il nous faudrait une carte terrestre pour le trouver. J’ai été aveugle de A à Z. Pire que Lazare – c’est lui l’aveugle dans la bible ou non? –. Mon obsession des dernières années a été de réussir ma carrière. Ça me semblait le truc le plus important et noble au monde. Raisonnement du parfait connard du 21e siècle? Si j’ai de l’argent, je vais pouvoir être heureux. All you need is love mon cul les Beatles.

- Steve b : au nom de ton cœur, de ton cerveau, de ta conscience et de tous les organes qui constituent ton corps, nous voulons te dire à l’unissons à quel point tu es stupide, que tu as perdu notre respect et que tu ne mérites aucune femme. Tu connais l’expression « creuser son propre trou »? Toi, t’as creusé une piscine olympique!

Je sais, je sais.

Madame n’a jamais été la plus grande fan de mon travail. Ça m’a souvent emmerdé mais en même temps, comment ne pas la comprendre? Vous sauteriez de joie que votre conjoint publie sans arrêt des trucs archi-humiliants dans lesquels il se fait toujours passer pour plus stupide qu’il est? Des écrits qui vous font dire « Merde! Je voudrais pas être la pauvre qui a le malheur de partager son lit ».

Ouais, j’ai merdé sur tellement de points. Mais bon. Je suis encore passablement jeune, n’est-ce pas? Ça serait facile de partir à la chasse. Le hic, c’est que j’ai une phobie des MTS et des filles qui ont déjà eu une phase « Ah, moi je trouve ça tellement cool la bisexualité! ».
Non; c’est pas la vraie raison. Mais entre nous, ça paraît bien et c'est plutôt drôle... non?

mardi 27 octobre 2009

L'ennui est intolérable

Comme je suis ce qu’on peut amicalement appeler un « bullshiter », j’aime bien placer des citations ici et là. Confidence sous l’oreiller : la plupart du temps, je fais comme si elles étaient de moi. J’me sens bien, important et utile.

Deuxième confidence sous l’oreiller : j’ai déjà réussi à coucher avec une fille en lui citant du Iggy Pop. Elle était saoule. Pas moi. Elle s’en est voulue. J’ai été fier de tout raconter à mes copains. Elle m’a jamais rappelé. Je lui avais donné un faux numéro.

J’me sens intelligent et tout quand je cite. Le snobisme à l’état pur. J’ai longtemps été celui qui ne regarde que des films qui ont été primés à Cannes. Je suis heureux de m'être construit une bonne culture cinématographique car maintenant, ce ne sont que les films pornos mal traduits qui m’intéressent.

Cet avant-midi, j’avais une tonne de choses à régler. Les responsabilités normales d’adultes. Alors j’ai décidé de passer tout le temps que j’avais devant moi sur internet à la recherche de citations pour impressionner toutes ces personnes qui me visitent de moins en moins. Prenant des notes dans mon calepin que je devrais intituler « Je suis une merde qui s’assure… mais ça fait toujours de moi une merde », je suis tombé sur une citation de George Sander. Le petit vieux a dit « L’ennui est intolérable ».

L’ennui est intolérable. L’ennui est intolérable.

Je sais pas si t’es mort mon Georgie, mais si je te croise un jour – faudrait de un que je sorte de chez moi –, je pense que je vais devoir m’excuser pour l’ensemble de l’œuvre de ma vie. Tu dois – ou devait – être le genre de type ésotérique, beau parleur, psycho pop à trois sous qui dit à une fille que tu prends la vie un jour à la fois question de l’impressionner et de l’emmener lutter dans ton lit. C’est ça, hein?

Ah! Je sais pas pour toi Georgie, mais moi, je m’ennuie de plus être ce type…

Tintin est gai et je suis stupide

Hier soir, j’me suis engueulé avec un ami sur l’orientation sexuelle de Tintin. Sans farce. Mon copain – je sais même pas si je peux encore l’appeler ainsi – est obsédé par Tintin. C’est un pur et dur. Je l’admire parce que moi, rien me passionne. Je suis aussi excitant qu’un rouleau de papier de toilette vide qu’on lance à côté de la poubelle. Une journée, je qualifie un réalisateur de films de « génie » et le lendemain, je joue au troll sur internet pour me moquer de ceux qui l’admirent sur des sites de clavardage fréquentés par des ados de dix-sept ans.

Enfin. Alors on est au téléphone et on parle de mon sujet favori au monde : moi. Et qu’est-ce qu’il fait mon salaud d’ami? Il change de sujet. Pauvre con! Je monologuais sur ma crainte des nains et des chiffres pairs – on interrompt jamais quelqu’un qui divulgue sa crainte des nains et des chiffres pairs – lorsqu’il me coupe avec une petite phrase qui a sans doute mise fin à notre amitié.

- Tu savais que Spielberg et Peter Jackson vont réaliser des Tintin.
- Ouais.

Je le savais pas.

- Tu le savais que Tintin est gai?
- Quoi?

Il le savait pas.

- Écoute : analyse Tintin une seconde. De un, c’est un jeune androgyne blond qui porte des pantalons bouffants. Moi ça me sonne une petite cloche. Y habite avec un marin à la retraite – tu me vois venir – et regarde ses amis : deux détectives inséparables et une diva d'opéra. Oh! Et j’ai pas fini, j’te réserve une belle finale. Pourquoi Tintin, malgré toutes ses aventures et les missions dangereuses, a jamais pris une ride? C'est parce qu'il s'hydrate la peau! C’est super songé. Y a aucune homophobie là-dedans ; juste des faits.

Morale de cette histoire? Ne jamais interrompre vos amis lorsqu’ils parlent des choses qu’ils aiment.

Morale sous-maîtresse de cette histoire? Je suis un ami pitoyable et lorsque je vais mourir, je vais battre un record mondial des funérailles les moins achalandées de l’histoire…